21/09/2018

Du Voyage en Russie

Il y a quelques temps, un voyage en Russie de personnalités suisses a fait froncer les sourcils de doctes gardiens de la rectitude politique. A les suivre, on n'aurait pas le droit, vivant dans ce parfait système qui est le notre, qui plus est dans ce pays exemplaire, de s'intéresser au plus grand du monde.  

Accordons aux personnalités qui se sont rendues en Russie d'être suffisamment avisées pour avoir fait le tri de l'éventuelle propagande qu'elles auraient subie, de ce qu'elles auront pu voir de la réalité. C'était un voyage sur invitation : mais il faut de toute façon une invitation pour l'obtention d'un visa, sur formulaire officiel, avec références diverses, tampons et paraphes. Assez curieusement, l'invitant était, si je ne m'abuse, une personnalité établie en Suisse, d'origine suédoise. La Suède, longtemps ennemie héréditaire de la Russie. Quelqu'un, donc, qui aura surmonté quelques préjugés. Voyage préparé, voyage formaté, évidemment. Mais certainement, pour la majorité, un premier contact.

Le voyage en Russie, individuel, est tout à fait possible. Dans les deux "capitales" où l'on arrive forcément, on trouvera facilement le contact avec la jeune génération, ouverte, polyglotte, et cultivée. Et c'est en toute liberté, autour d'un repas borch/pelmeni/kvas, que l'on peut échanger points de vue et réflexions. Avec souvent de l'humour, de la distance, voire un peu de cynisme. Sur les trois dernières générations, les familles russes ont tout vécu. La Russie, un monde à part, la tradition des régimes autoritaires et violents, la longévité de Poutine, les "nouveaux Russes" prédateurs, le trop lent décollage économique, mais aussi et surtout, ah ! la fierté retrouvée. Une phrase entendue souvent : "Oui, on sait bien que vous en Occident vous avez aimé Gorbatchev et Eltsine, mais ces types ont mis notre pays sur les genoux. Poutine, au moins, nous a redonné la fierté de notre pays". Ce pays n'a jamais connu la liberté civique, telle que nous la concevons chez-nous. Et le modèle occidental, tel qu'ils le voient, ne les fait pas rêver. Leur aspiration, une évolution autonome de leur pays, sur ses racines, à partir de son histoire complexe.

 Assez généralement, la découverte de la Russie débouche sur une passion pour ce monde à nos portes. Nombre de voyageurs et écrivains, de journalistes, n'ont pu résister à ses sortilèges. L'un de chez nous, Eric Hoesli, en a fait son fond de commerce. Ses ouvrages sont des sources vivantes, passionnantes. Le dernier en date : "L'épopée sibérienne", récemment paru chez Editions des Syrtes.

 Russie éternelle, l'art de l'icône est toujours vivant. Ci-dessous : 

Vladimir.jpg

 

 

 

 

Vladimir présentant son pupille Donald au Komsomol. 
Sérigraphie sur contreplaqué.
Dim. 20 x 14 cm. - 2017

 

 

 

Sur mon site https://grandgeocoucou.com les curieux trouveront quelques récits de voyages en Russie.

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