31/08/2018

Terres rares

Il y a ces "terres rares", métaux précieux indispensables à nos outils connectés et batteries du futur, enjeux géopolitiques. Et les autres bientôt rares, les terres arables, qui vont être objet d'enjeux vitaux pour l'alimentation mondiale. 

Quelques soient les politiques agricoles choisies, c'est encore pour longtemps que de la terre nous produirons nos ressources alimentaires. La gestion des terres agricoles, une nécessité admise unanimement. 

Vu de Terre Sainte, je continue à ne pas comprendre comment Genève a pu sacrifier une part importante de ses terres les plus productives pour la création d'une zone industrielle, la ZIPLO, qui plus est largement dévolue à l'horlogerie de luxe, à la joaillerie.

Industrie vulnérable s'il en est, les "crises horlogères" jalonnent l'histoire de ce pays. Têtes dans les écrins, le secteur est en surproduction. Un article du Temps de juillet dernier citait la destruction, par le groupe Richemont, sur deux ans, de 520 millions de francs de montres en surplus.

J'en conviens, avec ce billet, je n'apporte strictement rien au débat pointu qui s'étend de Charrot-les-poireaux à Romanshorn.

 

 

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24/08/2018

Des ghâts pour Genève

L'accroissement de la population, les nouveaux quartiers en devenir exigent l'extension des espaces de détente à Genève. Les rives du lac et des cours d'eau en sont les favoris.

Après les aménagements sur les quais lacustres, La Jonction est évidemment le site qui s'impose. Il est tout autant emblématique de la ville, mais délaissé.Les prémices sont là, de premières tentatives montrent les attentes de la population, et la Mairie y est attentive (cf. TdG 23.08.18). La Jonction, avec sa forte géographie, suggère d'aller un peu plus loin que quelques bricolages de planches, radeaux et bouées. Et même de dépasser l'image, sympathique évidemment, des "Badi" alémaniques, piscines en eaux vives conçus fin XIXe début XXe siècle.

 Avec La Jonction, Genève possède un site urbain exceptionnel, pouvant compléter son image de "belle ville", et son "offre" en espaces de détente. Par conséquent, il faut, définitivement, renoncer à toute urbanisation de la pointe de la Jonction, et développer un projet d'aménagement ouvert sur le paysage, en valorisant, dans une vision urbaine, la présence de l'eau. Un secteur du Rhône - mais aussi de l'Arve - aux termes de leurs parcours urbains, qu'il faut intégrer davantage à la ville, et à l'urbanité. Dans des limites clairement définies, pour laisser en aval, "libre cours". A la nature, voire aux activités plus "sauvages". 

 

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18/08/2018

Terre Sainte sinistrée

Non, ce n'est pas de la Terre Sainte originelle des sinistres monothéismes dont il s'agit, celle où s'exacerbent les meurtriers communautarismes. Cette région qui avait tout pour elle, berceau de la civilisation occidentale, et maintenant aussi son tombeau. Descente aux abîmes civilisationnels, menée, conjointement, avec l'Extrême-Occident, sous l'emprise de son Poil de carotte XXL.

 Alors, oui, c'est de la Terre Sainte de chez nous, cette aimable petite région à la frange vaudoise du Grand Genève (sic), d'où je vous parlerai, de temps à autre. Au-delà de la Versoix - à chacun son Rubicon, alea jacta est, nous la franchîmes par étapes, avant l'installation permanente. Neuf communes, une petite vingtaine de milliers d'habitants, jusqu'à la porte de Nyon. Nyon, son Paléo, le grand bastringue connu loin à la ronde. Mais la région est riche d'autres activités, à plus petite échelle. Dont, là où nous avons bâti notre camp, Tannay.

Une ancienne maison de maître "Le Château", son parc en douce pente. Ecrin, depuis neuf ans à la mi-août, des Variations Musicales de Tannay, un festival de musique classique, monté par une équipe locale, qui s'investit sans compter. Succès grandissant, des artistes de renom, et un public chaleureux autant qui bienveillant. Il en faut en effet, de la bienveillance, pour subir, sans révolte, la nuisance des avions qui ne cessent de survoler la région, à intervalles de plus en plus rapprochés. Hier soir le premier concert, quelques arpèges plaqués par les soeurs Buniatishvili nous ont échappés.

Nous sommes tous, évidemment, autant des usagers de l'aviation commerciale que des "urbains au vert" en besoin de moments de calme. L'aviation commerciale a pris, à Genève en particulier, une dimension affolante, en misant sur ces vols low cost, trop nombreux, la plupart à buts futiles. Avec les autres communes de la rive droite du bas Léman, Terre Sainte est région sinistrée. L'un des effets de ce mal-développement de la Regio genevensis; on y reviendra.

 

 

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